Table ronde sur le Financement de la SNSM

Table ronde sur la SNSM du 7 novembre 2019

Cette table ronde s’est donc tenue à Paris, au Ministère de la transition écologique et solidaire et était présidée par la ministre Elisabeth Borne.

L’objectif était de recueillir les avis des participants sur le financement de la SNSM et son engagement bénévole à la suite des travaux de la mission d’information du Sénat et en vue d’annonces du Premier Ministre lors du prochain CIMER qui se tient début décembre.

Une centaine de participants : SNSM, élus des collectivités, députés, sénateurs, fonctionnaires DDTM, CROSS, le Secrétaires Général à la Mer Denis Robin, mécènes, et une dizaine d’usagers dont la CNP et la FNPAM.

Les propos introductifs ont essentiellement repris les travaux du Sénat. Le directeur des Affaires Maritimes a ensuite bien détaillé les obligations de sauvetage en mer de l’Etat qui n’est tenu qu’à un rôle de veille et de coordination par les conventions internationales. La SNSM qui assure 50% des interventions n’est qu’un collaborateur occasionnel du service public pour les sauvetages. L’assistance est du secteur privé comme le rapatriement sanitaire, la surveillance des plages.

Une trop grande implication de l’Etat dans la SNSM ferait courir le risque de requalifier la SNSM comme un opérateur de l’Etat. Les modèles des voisins sont très divers ; en Espagne, c’est une agence de l’Etat, en Angleterre, agence privée avec 1% de participation de l’Etat mais les sauveteurs sont des professionnels.

Plusieurs échanges ont porté sur les différentes possibilités de financement de la SNSM à étudier.

La FNPAM est intervenue pour redire que la plaisance immatriculée n’était qu’un des utilisateurs de la SNSM mais que c’était, elle seule, qui payait le DAFN ou la TVA sur les assurances. Vraisemblablement, elle assure la majeure partie des dons (même s’il est possible de faire plus). Les navigateurs membres de nos associations ne comprendraient pas une taxation supplémentaire et pourraient cesser leurs dons.

Le groupe de travail « sécurité » de la FNPAM planche sur ces sujets.

Démarches d’immatriculation des bateaux neufs mis en vente.

L’ouverture du Portail Plaisance est le fruit d’une démarche lancée depuis plusieurs années. “La réflexion a démarré il y a 10 ans pour faire converger les démarches de francisation entre les Douanes et les Affaires Maritimes. Le projet du portail plaisance a été lancé en début d’année 2018 pour faciliter les formalités des immatriculations de bateaux de plaisance. Le site internet est le point d’entrée , mais 2/3 du travail en amont a porté sur la démarche. Le logiciel d’immatriculation IMPALA a été créé en 2007. A l’époque, la copropriété et les LOA n’étaient pas aussi courantes et donc mal prises en compte. Il nous a fallu prendre en compte la tendance du passage de la propriété des bateaux à l’usage. On a également créé deux bases de données séparées pour les bateaux et les propriétaires” témoigne Xavier Nicolas, directeur de la Mission Plaisance des Affaires Maritimes.

Au-delà des professionnels, vendeurs de bateaux, cet outil simple et ergonomique, leur permettra désormais d’accomplir en ligne les démarches d’immatriculation des bateaux neufs mis en vente.
Pour les plaisanciers : dès la fin du mois de décembre, ils pourront sur ce même portail enregistrer en ligne les mutations de propriété (ventes de navires d’occasion).
Le portail modernise le dispositif d’immatriculation, en l’adaptant aux défis et évolutions du marché de la plaisance : location avec option d’achat, multipropriété, nouveaux usages…
Ces formalités concernent chaque année 80 000 plaisanciers dans toute la France et mobilisent les services de proximité dans les directions départementales des territoires et de la mer.
L’immatriculation d’un bateau permet son inscription sur un registre national, avec des enjeux de sécurité des loisirs nautiques et de contrôle de conformité aux exigences techniques de construction des navires.

https://fin.fr/actus/le-point-sur-les-immatriculations-de-bateaux-de-plaisance-en-2018

Immatriculation des bateaux de plaisance

SNOSAN Observatoire de L’accidentologie

Une Cartographie « INTERACTIVE » SECMAR permet de visualiser les détails de toutes les interventions de secours en France mer et eaux intérieures. Il est possible de « ZOOMER » sur les points où apparaissent les interventions. Il est possible de sélectionner à partir de critères des données qui peuvent être exportées dans un tableur type EXCEL pour des analyses spécifiques plus fines : par CROSS, Bilan Humain, Zones, évènements, opérations, Dangerosités etc.

Le SNOSAN prend en compte les opérations :
• Les flotteurs de plaisance : Bateaux à moteur de -8m et +8m et plus, Voilier.
• Les loisirs nautiques : Planches à voile, Surf, kite Surf, voile légère, VNM, Engins de plage…
• Les activités Annexes : Baignade, Tout types de plongée, Pêche à pied, chutes…
Attention : Il faut donc être très précis sur les sélections de critères lors des extractions de données si l’on veut des analyses pertinentes.

Le SNOSAN s’appuie sur les données provenant :
• De l’ensemble des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) métropolitains et ultra-marins ;
• Des opérations SNSM pour lesquelles les CROSS n’ont pas été avisés. A terme, il pourra s’appuyer sur les données issues des SDIS.

Les analyses de l’accidentalité ont vocation à alimenter des axes de préventions par des campagnes de sensibilisation, des outils d’informations (notamment via ce site), des recommandations et conseils sur la sécurité des pratiques, et en derniers recours des propositions de modification de la réglementation.

L’outil SNOSAN est donc un bon outil d’analyse de la sécurité des plaisanciers et la FNPAM utilisera tous ses enseignements pour amplifier son action sur le terrain.

Cliquez  ici  :  plaquette 6 juin 2019[42325]

Site SNOSAN : https://www.snosan.fr/

SNOSAN publie Les AVURNAVS : https://www.snosan.fr/avurnavs

Loi NOTRe

Loi NOTRe

Plusieurs communes, dont celle de Forêt-Fouesnant (29), avaient saisi le Conseil d’État afin de récupérer la gestion de leur équipement, remise en cause par la loi Notre. La haute juridiction vient de leur donner raison.Comme d’autres communes littorales, celle de Forêt-Fouesnant a tenté de faire plier le gouvernement, ou plutôt dénoncé une instruction ministérielle censée éclaircir la question du transfert de la gestion des activités portuaires des communes vers les communautés de communes et/ou d’agglomération. Cette instruction inquiétait certaines communes, qui craignaient de perdre la gestion de leur équipement. Le Conseil d’État vient de leur donner raison. Si le texte ministériel avait pris soin, afin d’améliorer l’application de la loi, de définir ce que devait être une zone d’activité portuaire, il a, selon les juges ; outrepassé ses compétences. « En fixant, en termes exclusifs et impératifs de tels critères sans y avoir été légalement habilités, le ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralitè et des collectivités territoriales a pris, par l’instruction attaquée, une mesure réglementaire d’application de la loi. Les communes sont donc fondées à soutenir que cette circulaire est entachée d’incompétence », indiquent les juges dans leur décision. Au vu de cet élément, les magistrats ont estimé que l’instruction du 8 décembre 2016 « portant définition des zones d’activité portuaires » devait être annulée.