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EDITO par Alain Garcia

Décembre 2020

Nous vivons actuellement une période tout à fait exceptionnelle du fait de cette pandémie redoutable sans perspective positive bien claire pour l’instant, les gestes barrières indispensables sont nos seules défenses.

Après un confinement très stricte de 2 mois nous avons vécu un déconfinement en ce qui concerne la pratique du nautisme, Complètement délirant sur le plan réglementaire par les différentes instances Administratives. Les préfets territoriaux parfois en contradiction avec le préfet maritime. On nous a menacés d’une limitation à 50 milles par analogie avec limitation à 100 kilomètres heure sur la route, on nous a conseillé de naviguer seul contrairement à toutes les consignes de sécurité, tout cela à précisément pris fin et nous avons pu pratiquer pendant la saison estivale, le nautisme la pêche et les loisirs dans des conditions habituelles à la seule restriction de rester en France.

Nous voici malheureusement reconfinés (acte 2) et on nous prépare à accepter le fait que nous allons vivre avec le Covid pendant une période indéterminée qui dépendra de la mise à disposition d’un traitement ou d’un vaccin. Cette fois, à la demande des associations des dérogations pour l’accès aux bateaux pour l’hivernage, les mouillages, ont été admises par les autorités mais la navigation n’est possible que si l’on réside à moins de 20 kms de son embarcation et pour des sorties en mer d’une durée maximum de trois heures avec une personne habitant avec vous !

Nous avons appris la nomination d’une ministre de la mer dont nous ne connaissons pas encore très bien le domaine de compétence, ce ministère ayant disparu depuis de nombreuses années. Les dossiers étaient répartis entre différents ministères : l’Environnement, le Transport et l’Agriculture en ce qui concerne la pêche de loisir.

Madame la ministre s’est déplacé à La Rochelle en septembre mais aucune rencontre avec les représentants des plaisanciers n’était programmée ce qui ne paraît pas très positif pour l’avenir.

Rappelons que la plaisance c’est 40 000 emplois au moins et au moins 10 milliards de chiffre d’affaires.

Nos instances nationales restent pour l’instant en sommeil : pas de réunion de la Confédération du Nautisme et de la Plaisance (CNP) ni du Conseil Maritime de façade (CMF)

Des problématiques restent encore à résoudre et nous aimerions à travers ces instances pouvoir échanger avec les services de l’État notamment autour 3 thématiques importantes

1. Depuis quelques années il est question de réformer le DAFN, Impôts injuste, dont le coût de perception est trop élevé, nous sommes prêts à discuter de cette réforme.

2. Sécurité le SNOSAN s’avère être un outil très précieux pour l’analyse des incidents et de l’accidentologie en mer il nous paraît déjà essentiel de distinguer de façon
formelle les évènements concernant la navigation de plaisance des événements liés à d’autres pratiques nautiques, paddle, kite surf, planche à voile, voile légère plongée, etc. en particulier lors la publication des bilans destinés au grand public.

3. Environnement je rappelle que les activités de plaisance représentent moins de 1% de l’ensemble des pollutions de la mer et du littoral nos « anti-fouling » sont de plus en plus vertueux mais de moins en moins efficace. Pratiquement toutes nos unités habitables sont équipées de caisse à eau noire et un concept nouveau nous est de plus en plus proposé concernant le recueil des eaux grises et leur rejet dans la nature qui reste à définir. Nous sommes d’ailleurs demandeurs d’une étude scientifique indépendante pour analyser la dangerosité de ces rejets ;

Nous sommes par ailleurs confrontés de plus en plus souvent à des interdictions de mouillage forain qui font le charme de nos croisières côtières, un débat sur ce sujet nous paraît nécessaire car certaines de ces interdictions nous paraissent injustifiées. Voilà les dossiers en cours.

Nous vous souhaitons une bonne fin d’année.

Prenez bien soin de vous.

A tous bien cordialement.

Alain GARCIA Président